Yom Hazikaron, jour du souvenir, hommage aux soldats tombés pour l’État d’Israël et les victimes du terrorisme, sera cette année le plus tragique de l’histoire de notre pays.
Nous sommes en guerre depuis près de 8 mois, la plus longue guerre de l’État d’Israël, et nous n’en voyons pas vraiment la fin ; nous n’avons pas fini de compter nos morts.
On le répète, mais on le dira encore et encore car les mots sont si dérisoires à l’aune des faits :
Le 7 octobre 2023, des combattants terroristes du Hamas accompagnés de civils gazaouis ont forcé la frontière et sont entrés sur le territoire israélien pour commettre le pogrom le plus atroce du XXIe siècle.
En cette journée sombre, plus de 1500 civils furent assassinés. Des actes de torture insoutenables ont été infligés aux civils israéliens, des hommes, des femmes, des enfants, des bébés, des personnes âgées ont été tués. Des enfants, des jeunes filles et des femmes ont été mutilés et violés. Des hommes, des femmes, des enfants et des bébés ont été brûlés vifs. Ils ont profané les corps et pillé les maisons, emportant leurs trophées dans des véhicules vers Gaza. Ils ont kidnappé plus de 200 citoyens israéliens, des bébés, des personnes âgées, des enfants, des hommes et des femmes.
Depuis le début de la guerre “Épées de fer”, déclenchée le 7 octobre 2023 par le Hamas, 711 soldats, policiers et membres des services de sécurité sont tombés.
Que leur mémoire soit bénie.
Les personnes assassinées le 7 octobre, liste non exhaustive sous réserve des nouvelles des otages :
2 bébés de moins d’un an
7 enfants de moins de 9 ans
30 enfants entre 10 ans et 17 ans
850 personnes entre 18 ans et 29 ans
235 personnes entre 30 et 39 ans
118 personnes entre 40 et 49 ans
100 personnes entre 50 et 59 ans
81 personnes entre 60 et 69 ans
63 personnes entre 70 et 79 ans
25 personnes entre 80 et 91 ans
Que leur mémoire soit bénie.
En parallèle, nous assistons à la plus violente vague d’antisémitisme mondial depuis l’avènement du nazisme.
La société israélienne est déchirée et malgré les merveilleux élans de solidarité de la société civile qui ont suivi le 7 octobre, les carences du gouvernement actuel à tous les niveaux sont un coup supplémentaire qui brise les Israéliens. Les familles réfugiées du sud et du nord, en situation critique voire dramatique, sont négligées et ne sont pas aidées par le gouvernement. Les soldats qui ont été appelés au front pendant plusieurs mois perdent leur travail ou font faillite et se retrouvent sans revenu à leur retour. La guerre en cours et la pression quant au destin des otages intoxiquent la société israélienne. Le coût de la vie est encore en hausse et l’économie israélienne est au plus mal.
L’État d’Israël doit faire face à un double défi : la guerre contre le Hamas et ses conséquences sur la société israélienne, et la lutte contre l’antisémitisme dans le monde.
Yom Hazikaron, le plus triste de notre histoire. Comment se recueillir et honorer les héros d’Israël, alors que la réalité dans laquelle nous vivons est celle d’une guerre meurtrière ?
134 otages sont encore séquestrés à Gaza et endurent un enfer.
Nos cœurs qui saignent et leur retour est la condition sine qua non pour commencer le travail de réparation de la société israélienne et envisager le futur.
Espérons la libération de tous les otages et le retour de nos soldats sains et saufs.
Que la mémoire de tous les soldats morts pour l’État d’Israël ainsi que les civils tués dans des attentats soit bénie et source de bénédiction.
Le peuple israélien, mais aussi l’ensemble du monde juif sur tous les continents, malgré les nombreuses fractures, se révèlent unis comme toujours aux instants les plus criques de son histoire. Les élans de solidarité sont extraordinairement forts et émouvants, les énergies bienveillantes d’amour et d’entre aide sont puissantes. L’État d’Israël est solidaire en retour des juifs de diaspora qui sont les cibles de la haine des mouvements wokistes et islamistes.
Mais si l’on pourrait croire que l’histoire se répète, le dénouement, quant à lui sera différent ; nous lutterons et ne laisserons pas le monde libre s’éteindre, notre force de vie l’emportera.



