Depuis de nombreuses années déjà, nous assistons à une sorte de guerre froide entre les peuples. Incompréhensions mutuelles, ignorance, désinformations et diverses manipulations politiques qui engendrent un climat hostile et contribuent à approfondir les fossés entre les nations.
En France, la succession de nombreux crimes antisémites effroyables nous pousse à nous interroger sur l’avenir et sur les moyens pour changer la donne. La haine, le racisme et l’antisémitisme étant les fruits de l’ignorance, la question serait-elle comment informer pour unir ?
Steve Suissa, producteur, réalisateur, metteur en scène, scénariste, acteur français est aussi un amoureux d’Israël.
Profondément révolté et touché par la montée de l’antisémitisme et de l’antisionisme, il choisit de transformer sa colère en actions constructives et positives en créant un pont d’amour entre la France et Israël, entre les deux peuples, par la culture et l’art.
Qui est Steve Suissa?
Steve Suissa est né à Paris le 7 décembre 1970 au Faubourg Montmartre au sein d’une famille juive. Son grand père était boucher et ouvrit la première boucherie cacher d’après-guerre en 1952 rue Richer, devenue les boucheries Berbèche. Très tôt il nourrit des rêves et refuse l’idée de travailler dans l’entreprise familiale.
Rebelle, il quitte la maison à 14 ans, travaille dur pour prouver à sa famille sa capacité à se prendre en charge, à être indépendant et à réussir. Envahi par une volonté de fer que rien ni personne ne peut contrarier, il avance vers son destin en écartant sur son chemin tous les obstacles, les yeux rivés vers l’horizon.
Passionné, il récite des dialogues à longueur de journée et son collègue lui fait la surprise de l’inscrire au concours de l’école de théâtre au Cours Florent où il se fait remarquer parmi 3000 personnes.
Débute alors une nouvelle vie.
Il joue dans une quinzaine de téléfilms, une vingtaine de pièces de théâtre puis il passe de l’autre côté de la caméra en réalisant son premier film « L’envol », autobiographie, qui récolte de nombreux prix internationaux.
Il enchaine les films et crée sa boite de production « Les fils de l’espoir », produit des films et des pièces de théâtres. 70 pièces de théâtres et 8 millions d’entrées !
Aujourd’hui, Steve Suissa consacre beaucoup de son temps et de son énergie à un projet qui lui est cher, faire connaitre les œuvres culturelles, littéraires et théâtrales françaises en Israël.
L’art est puissant et Steve Suissa l’a bien compris. Par l’art tout est possible. Comme le disait Picasso, l’art est une arme, ici, elle est une arme de paix.
Effectivement, l’art comme moyen d’expression se met au service de la bienveillance et de la paix entre les peuples. Pour Steve Suissa l’art permet de relier et d’unir les individus entre eux, de les reconnecter à la culture et au savoir, de les informer, de démocratiser des œuvres anciennes par le théâtre moderne.
A contre-courant et malgré les avis de son entourage qui ont tenté de le décourager dans son projet pour les francophones d’Israël, qui ont la réputation de ne pas s’intéresser à la culture, Steve Suissa a remporté avec succès et brio ce challenge, preuve qu’il faut écouter son intuition et son cœur avant tout.
Il crée en 2017 le premier festival de théâtre français en Israël : « Horizons ».
Il importe des pièces de théâtres française avec le producteur parisien Jean-Marc Dumontet.
Steve Suissa a su initier au théâtre les francophones d’Israël, 10 000 par an et pour les ¾ environ cet art ne faisait pas partie de leur champ culturel, une découverte, une première fois au théâtre. En amenant en Israël des artistes de renom, il a su attirer les curiosités, les salles se sont remplies, les pièces se jouent à guichets fermés depuis trois ans. Festival de théâtre en Français avec traduction simultanée en hébreu, s’adressant donc aux francophones mais également aux Israéliens. Un succès énorme avec un public enthousiaste et chaleureux. Ce résultat époustouflant est le fruit d’une énergie et d’un travail énorme.
Les premières pièces importées en Israël sont jouées à Tel Aviv, Netanya et Ashdod :
« Inconnu à cette adresse », extrait du chef d’œuvre de Kressman Taylor, écrivaine américaine d’origine allemande, qui relate dans cet essai la correspondance entre un marchand d’art juif vivant à San Francisco et son ami et associé, rentré en Allemagne en 1932, qui adhère progressivement à l’idéologie nazie.
Avec Francis Huster et Thierry Lhermitte
« Le pianiste du siècle » qui relate le fabuleux destin du pianiste Vladimir Horowitz avec Francis Huster et Claire-Marie Le Guay.
« L’être ou pas » comédie qui questionne sur l’identité juive.
Pierre Arditi et Daniel Russo
Ce pont d’amour entre la France et Israël Steve Suissa a réussi à le créer auprès du public mais également avec les artistes français qui sont venus jouer en Israël. Donner aux artistes français la possibilité de se familiariser avec la culture du pays, s’imprégner de la réalité israélienne, visiter des sites historiques, des lieux et des monuments comme Yad Vashem ou le Kotel (mur des lamentations), les découvrir et mieux comprendre Israël et les israéliens. Les artistes qui ne connaissaient pas Israël et qui en avaient une idée uniquement à travers les livres ou les médias, sont repartis avec un regard profondément changé.
Les francophones d’Israël se sont ouverts aux sorties culturelles pour tous les âges. Des classes de lycéens également ont eu le plaisir de venir au théâtre voir des œuvres étudiés à l’école comme « Le livre de ma mère » d’Albert Cohen avec Patrick Timsit.
Cette culture importée, cette créativité, ces pièces modernes, cette démarche importante et forte de fermer des théâtres à Paris pour venir les jouer en Israël a généré des mouvements, des échanges, a attiré le public vers la culture et leur en a donné le goût et le plaisir.
La culture est une nourriture, une manne qui peut prendre diverses couleurs et aspects, les francophones d’Israël ont montré par le succès de ce projet culturel qu’ils n’y sont certainement pas indifférents et bien au contraire très friands.
Mais Steve Suissa ne s’arrête pas là, après le succès des pièces de théâtres française en Israël, il crée une école de théâtre francophone pour jeunes de 12 à 20 ans et adultes de 20 à 85 ans à Ashdod, Netanya et Tel Aviv dirigée par Cécile Bens.
Le travail dans les écoles de théâtre permet à de nombreux enfants et adultes de s’épanouir, de s’ouvrir, d’être mieux dans leur peau, de se découvrir une sensualité et de ne plus avoir peur du regard des autres.
Il projette prochainement de monter des spectacles avec les élèves de l’écoles de théâtre et de faire une tourner dans tout le pays. Passionnant programme !
Pour Steve Suissa le théâtre, le cinéma, la musique, l’art, la culture, permettent de susciter des questionnements, d’ouvrir les esprits, d’élever les âmes et aussi de se dévoiler, se découvrir soi-même et sont la clé pour oser franchir de nouvelles étapes de développement personnel.
Dans le même esprit et pour agrandir encore davantage ce pont d’amour entre nos deux nations, Steve Suissa anime depuis deux ans l’émission du dimanche matin sur le judaïsme. Anciennement, « La source de vie », animée durant de nombreuses années par le brillant rabbin Josy Eisenberg, que sa mémoire soit bénie, cette émission unique au monde dans son concept est aujourd’hui celle de Steve Suissa et s’intitule à présent « A l’origine ».
Quarante-cinq minutes par semaine pour parler du judaïsme et le faire connaitre. Découvrir les fêtes juives, les sites historiques du judaïsme forts en symboles, Tibériade, Qumran, Tsfat, Massada, des rencontres avec des artistes israéliens qui racontent leurs expériences ou des rabbins qui racontent les fêtes juives, une manière de faire connaitre le judaïsme à un large public de façon très accessible.
Informer sur les origines du judaïsme, son histoire, sa culture, ses rites, sa philosophie, ses traditions et également faire tomber les tabous.
Merveilleux symbole pour la réconciliation entre les peuples avec son film « Le chemin des anges » qui nous fait découvrir un lieu magique et peu connu du grand public, le Shvil Israêl, conçut avec Linda Bortolleto, française d’origine musulmans qui a été enchantée par ce lieu magique.
Steve Suissa est également le producteur de la cérémonie du souvenir des victimes de la shoah en France (en replay en Israël).
Cette cérémonie a lieu tous les ans une semaine avant Rosh Hashana (le nouvel an juif), elle fut initiée par le Rabbinat Français au lendemain de la seconde guerre mondiale et à lieu solennellement dans la grande synagogue de la victoire. Organisé par le consistoire de Paris, en présence du Grand Rabbin de France et de nombreuses personnalités ainsi que des représentants de la Présidence de la République, Steve Suissa en étant le producteur de cet évènement est aussi l’homme qui préserve et honore la mémoire.
Son désir et son envie de relier les humains, d’unir les destins, de rappeler les fondements de notre identité et de notre culture par le biais de l’art est une belle réussite qui nous donne l’espoir que tout est encore possible et que nous avons les moyens d’agir pour la paix entre les peuples.
Ces initiatives aux symboles forts, ces projets, porteurs de bienveillances, d’amour et de paix, nous livrent un message : lorsque l’on partage un bien matériel on le divise, mais lorsque l’on partage un bien immatériel, comme la culture ou l’amour on le multiplie, on s’enrichit et on enrichit le monde.




