Plaidoyer pour qu’Israël connaisse la guerre sans victimes
Par Pascal Grin, 21 octobre, 2024
Au retour d’une visite dans l’enveloppe de Gaza, à un an de distance des faits et pour la première fois, je voudrais partager mon espoir de solution pour sortir de cette période atroce et prolongée dans laquelle nous nous trouvons, et qui semble sans espoir rationnel de solution vraie.
Tout d’abord, encore, la sidération.
Lorsque l’on parcourt les dizaines de kilomètres de cette Otef Aza, cette bande de villages et de plantations qui entourent la bande de Gaza, on mesure l’ampleur de cette folie destructrice.
Le niveau de préparation qu’il a fallu mettre en œuvre pour perpétrer de tels massacres s’oppose à la spontanéité et à l’amateurisme. C’est ce qui est absolument glaçant.
Je n’ai pas choisi le registre émotionnel pour décrire les sensations que procurent une telle visite, des entrées des Kibboutz dévastés (Beeri, Kfar Aza, Nir Oz, Netiv haAssara….), du site de la fête de Nova à Réim, du commissariat de Sderot, ou encore du très impressionnant cimetière de voitures et de motos de Takuma. Et pourtant…
Ce pogrom inouï dans son ampleur et son intensité parle de lui-même. Il faut détester énormément, infiniment, intelligemment, pour vouloir à ce point exterminer totalement l’Autre, avec cruauté et sadisme.
J’en viens à l’exposé des quelques idées que cette année de guerre en cours, sans retour de 101 des otages du 7 octobre, et aux morts innombrables évoque en moi.
J’ai bien conscience de manquer de culture locale, de savoir, et par-dessus tout d’expérience. Pourtant, il me semble que quelque chose de la réalité du terrain ne peut se réconcilier avec les informations qui circulent, avec les prises de position de la plupart des Grands de ce monde. Rien de ce qui se dit sur « une solution à 2 états, sur la normalisation des relations avec nos voisins, sur la reconnaissance d’Israël, son droit à se défendre à condition de ne pas trop le faire quand ça devient trop violent (pour des occidentaux habitués aux demi-mesures et aux discours hypocrites)…rien de tout cela ne semble capable d’amener une démarche constructive et acceptable de paix pour les belligérants des deux côtés.
Nous rêvons tous quelque part (de ce côté-ci du conflit) de stabilité et de normalité dans nos relations avec nos voisins. Cette vision fantasmée d’un Proche Orient enfin apaisé, devenu un paradis sur terre pour ‘les trois religions du Livre » m’apparaît irréaliste en ce dernier quart de 2024. Et je voudrais pourtant oser la question qui m’obsède : alors que reste-t-il à faire ? Qu’est-ce qui est possible ?
1. La paix est un concept inadapté
Nous avons compris que l’islam ne veut pas de paix avec les infidèles, au premier rang desquels se situent les Juifs, qui ont, en plus des autres infidèles, une revendication territoriale que fait obstacle à la mise en place de la Umma, la grande nation musulmane. Israël est donc, en tant qu’entité religieuse comme géographique une incarnation du mal absolu qui s’oppose à l’avènement de la royauté d’Allah sur terre.
Face à cela, vouloir qu’Israël fasse la paix sur un mode occidental, avec un traité et des frontières, le tout garanti par un dispositif d’observation et/ou militaire, tout cela heurte en profondeur la pensée islamique.
On m’objectera que la signature d’une paix pourrait se produire et que cela s’est déjà produit dans des accords de paix ou de reconnaissance précédents (Camp David, Oslo, Abraham). Il est vrai, mais cela n’a pas d’effet profond sur la détestation profonde des masses et surtout sur les populistes qui les tiennent en otage. Parce que la paix ainsi négociée est peut-être une fin en soi pour ceux qui rêvent en occidentaux, mais elle n’est qu’une stratégie et une étape sur la route sacrée de l’établissement de la Umma. Quel partenaire de la paix d’Israël nous prouvera aujourd’hui le contraire ? La « rue » des pays en paix avec Israël nourrissent aujourd’hui à son égard une détestation absolue.
2. L’absolutisme religieux s’oppose à la paix
Comme l’écrit Daniel Haïk dans « Samedi Rouge », reprenant une idée de plus en plus souvent admise et comprise, ce conflit n’est pas un conflit de territoire, sinon il aurait été réglé depuis longtemps. C’est un conflit religieux, face à un monde arabe qui se radicalise avec un Hamas sunnite et un Hezbollah chiite.
La planète est désormais largement aux mains de dirigeants dont les discours et les actes sont peu rationnels, en particulier au Proche-Orient où l’identité nationale est très fortement religieuse.
Si l’on se montre éclairé et que l’on parle de paix, la pression sociale va s’abattre et au mieux isoler l’anarchiste ou de traître à la Cause qui vient de se révéler, au pire le mettre lui et les siens en danger physique.
La pensée décalée, non autorisée est devenue dangereuse physiquement. Les dirigeants qui parlent de paix, voire la font, ne font rien moins qu’engager leur vie avec un risque très élevé.
Car il s’agit alors de venger un blasphème ou de rester fidèle à ce que veut Dieu, un idéal justifiable par un crime dans une logique fanatique.
3. Y a-t-il quelque chose d’acceptable pour les Palestiniens et pour les Juifs ensemble et en même temps ?
Les Islamologues nous expliquent depuis le 7 octobre que les défenseurs islamiques de la cause palestinienne (je ne parle pas ici des ignorants qui importent des conflits en France ou ailleurs…) mènent un combat logique d’installation de la Umma sur terre.
On doit bel et bien lire «From the river to the sea » comme une volonté d’éradication totale de la présence juive. Point n’est besoin de demander à ceux qui le disent s’ils savent de quoi et parlent et de vérifier qu’ils connaissent leur géographie.
Avec le recul de 76 ans d’existence de l’Etat d’Israël, on voit bien ce qui ne marche pas :
L’appel à la morale (nous ne partageons pas les mêmes codes de part et d’autre)
La condamnation de la violence (il y a toujours un moment où elle est légitime…)
La paix contre les territoires (une anarque sioniste si les Palestiniens pensent qu’ils ont droit à tout)
- Une explication historique de notre droit à l’existence (tout le monde s’en moque; fondamentalement les Juifs sont passé maîtres dans l’art de semer la confusion. « Ils nous embrouillent avec leurs histoires », leur destinée est d’être éventuellement et au mieux des Dhimmis – des citoyens de seconde zone- en univers islamique, sinon ne pas être du tout).
La paix n’est donc pas acceptable de la même manière pour les deux camps et en même temps.
De plus, il y a de très nombreuses dimensions d’une paix potentielle sur lesquelles Israel ne peut transiger sans risque de guerre civile (primauté de la religion juive dans la société et respect de ses règles essentielles, centralité de Jérusalem, droit au retour…) qui sont des éléments de discussion très sensibles pour nombre de belligérants des pays arabes.
Ce qui est acceptable pour les Israéliens et pour les Palestiniens en même temps est qu’il n’y ait pas de paix, tant que chacun n’aura pas fait valoir le caractère absolu de ses droits face à l’Autre.
4. Y-a-t-il autre chose qu’une paix à construire pour Israël ?
Oui, il y a une chose possible à faire : c’est signer une trêve, voire au départ un cessez-le feu . Dans l’Islam, lorsque la guerre ne tourne pas à l’avantage des Croyants, alors une trêve signée, même très longue, est conforme à l’Islam.
Il s’agit de la sourate 8 Al Anfal (le butin) qui dit au verset 61 : « Et s’ils inclinent à la paix, incline vers celle-ci toi aussi et place ta confiance en Allah ». Ce verset est souvent interprété comme l’autorisation religieuse de transiger si le Jihad ne peut être gagné sans viabilité ou avantage réel.
Nous avons beaucoup nui au potentiel du Hamas, du Hezbollah, décimé leurs dirigeants au moins en grande partie, et cela peut suffire à les décider qu’une trêve ne serait pas un renoncement mais le bon comportement à adopter dans une logique de défaite prévisible à court terme, accompagnée de lourdes pertes humaines qui ne sont pas des martyrs.
Israël pourrait y inclure les otages et la reconnaissance d’une ligne de retrait qui serait par hypothèse inviolable par chaque partie tout le temps de la trêve. Bien sûr, le retour des soldats amorcerait une décrispation sociale et un retour à une forme de normalité dont tout le monde a besoin.
L’idée d’une trêve repose sur un équilibre instable et temporaire. C’est ce qui la différencie de l’apparente solidité d’une vraie paix, hélas impossible.
Cependant, nous pourrions ensuite tactiquement faire que cette situation dure jusqu’à ce qu’une génération moins endoctrinée prenne la relève, et en attendant prendre toutes les solutions pour éviter le retour à ces installations militaires en sous-sol et chez l’habitant de nos voisins, qui montrent la faillite de l’humanité tout entière.
Autrement dit, il ne s’agit pas chercher une solution stable car utopique, mais de favoriser une solution, certes fondamentalement imparfaite et précaire, mais qui peut perdurer si les mécanismes en sont bien perçus et actionnés. Un cerceau est par exemple mis en mouvement par une impulsion, et tombe s’il n’est relancé. Son équilibre amuse les enfants parce qu’il est instable à la base, un rien pouvant le faire se coucher sur le sol. Sauf que, si l’on sait toujours à quel moment relancer l’impulsion en dosant la force qui lui redonne l’énergie de rouler droit, il n’y a aucune raison qu’il ne s’arrête.
5. Quel est le but d’une trêve ?
Il y a plusieurs buts pour plusieurs acteurs différents.
Pour les états arabes en guerre avec Israël, il s’agit d’arrêter une guerre extrêmement coûteuse et visiblement non gagnable dans la situation installée présente. Israël ne sera pas anéanti, les pertes de combattant sont immenses, le crédit respectif du Hamas ou du Hezbollah au sein des populations les plus concernées par leur présence est en forte baisse, même si la haine des Juifs qu’ils combattent est à son paroxysme. Accepter une trêve est un moyen rationnel de ne pas perdre la face, de dire que l’on se réarme, et même si cela prendra le temps nécessaire, on réattaquera les fondements-même d’Israël. A priori, une telle attitude est conforme au droit coranique et paraît acceptable pour toutes les populations concernées, chiites comme sunnites. Il y aurait aussi la possibilité d’y inclure des prisonniers palestiniens, ce qui crédibiliserait l’équilibre de la négociation vis-à-vis de la rue arabe.
Pour Israël : la trêve doit être vis-à-vis de la bande de Gaza et vis-à-vis du Liban, en tout premier lieu. Elle n’a d’utilité que si elle réalise 2 bénéfices au minimum :
(o) Ramener les otages, quel que soit leur état. Il faut que la population d’Israël tout entière puisse passer à une autre phase et que les familles puissent se retrouver, faire leur deuil…Et bien sûr, ramener les soldats dans leurs familles.
(o) Que les familles déplacées du Nord puisse se projeter sur un temps suffisamment long d’absence de violation de frontière du fait de la trêve (le maximum de ce qui sera acceptable, 12 mois par exemple…) pour pouvoir revenir pour ceux qui le souhaitent (de nombreuses familles qui ont rescolarisé leurs enfants ailleurs ne souhaiteront sans doute pas revenir tout de suite, mais par exemple les agriculteurs qui le peuvent en ont un besoin vital…).
(o) Que les différentes composantes du pays, tellement meurtries, se ressoudent en pensant à un avenir moins sombre du fait du retour des otages et de l’absence de menace militaire à court voire à moyen terme suivant ce qui sera négocié.
Pour l’Occident (voire aussi pour la Russie et pour la Chine) : tous ceux qui veulent jouer un rôle au Proche Orient pourraient prendre part à l’exigence d’une trêve en convaincant les parties ou en participant aux négociations.
6. Comment réaliser le maintien dans le temps d’une situation de trêve respectée ?
Il convient tout d’abord d’identifier les acteurs internationaux susceptibles d’être partie prenante dans le processus de surveillance.
Aucun acteur international n’étant considéré par les 2 parties comme impartial, beaucoup s’en faut, il serait donc nécessaire de créer une mini « Société des Nations » avec par exemple les acteurs suivants :
L’ONU, et ses bras « militaro-diplomatiques » que sont l’UNWRAA et l’UNIFIL. Ils se sont bien entendu totalement disqualifiés du point de vue israélien, certes, et ce non seulement depuis le début du conflit actuel mais aussi depuis très longtemps pour ce qui est de l’ONU, en adoptant des résolutions extrêmement hostiles à Israël. Pourtant ces organismes internationaux sont essentiels dans la mise en relation des belligérants. Par ailleurs, l’ONU n’a certes aucune sympathie pour l’Israël d’aujourd’hui, mais a conduit un vote le 29 Novembre 1947 qui a entériné le principe d’un Etat juif. Il y a ainsi une légitimité originelle de cette organisme (dont Israël a été si fier de faire partie à ses débuts, cf. les billets de 20 Shekels ou l’on voyait Moshe Sharett déployer le drapeau d’Israël aux Nations-Unies en 1949).
Une coalition d’Etats occidentaux pourrait être formée pour faire contrepoids. Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont d’importants intérêts stratégiques dans la région, en plus d’avoir une légitimité historique à s’investir dans la stabilité au Proche-Orient. Ces pays pourraient fournir des observateurs, une logistique, ou même des forces de maintien de la paix supplémentaires pour garantir que les termes de la trêve soient respectés.
L’Union Européenne pourrait jouer un rôle de supervision diplomatique et financière en contrôlant la destination des fonds qu’elle octroie aux Etats de la région. Ceci pourrait être fait en coopération avec les Nations-Unies.
Les Etats de la région (Egypte, Jordanie, Arabie Saoudite, Emirats du Golfe) ayant un intérêt à la stabilité, pourraient se voir confier un rôle de médiateur en cas de non-respect des accords.
Au besoin, la Russie et la Chine, malgré leur absence d’implication directe dans les mécanismes de supervision au Proche-Orient pourraient être des garants importants en faveur des pays arabes si la trêve est négociée dans des instances multilatérales comme le Conseil de Sécurit des Nations-Unies. Cela pourrait rassurer ces derniers, face au soutien a priori indéfectible des Etats-Unis.
Note : en tout état de cause, il y a probablement des considérations d’accès aux matières premières (pétrole…) que je ne maitrise pas, qui régissent les parties à rendre présentes aux efforts de maintien de la trêve.
7. Et après cette trêve ? Y a-t-il une feuille de route possible ?
Il y a au moins 3 feuilles de route possible, qui peuvent être actionnées en parallèle.
o Point de vue théologique : Certains rabbins, dont le Rav Ouri Cherki, ont rencontré de Hauts Dignitaires des Emirats du Golfe en début d’année 2024. Officiellement, l’un des buts de la rencontre était de construire des ponts entre Judaïsme et Islam. L’un des dignitaires a déclaré que l’Islam ne dit pas qu’Israël doit être sous contrôle musulman. Un des membres de cette rencontre, le Dr Al Nuaimi, un des plus hauts dirigeants de Emirats Arabes Unis, dit que la vision islamiste qui affirme que Israël est « Dar al Islam », un territoire que les Musulmans sont obligés de reconquérir au moyen du Jihad, est « un mensonge fabriqué dans les 100 dernières années ». Il aurait ajouté à l’égard des représentants d’Israël : « Arrêtez de chercher à justifier votre existence, vous êtes un fait établi, et les Juifs font partie du Moyen-Orient ».
La sourate qui parle du droit des Bani Israël (enfants d’Israël) à la Terre d’Israël est la sourate Al Ma’idah sourate 5. Au verset 21, Moïse (Moussa) parle aux enfants d’Israël et leur dit : « O mon peuple, entrez dans la terre sainte qu’Allah vous a prescrite, et ne revenez pas sur vos pas, sinon vous retournerez perdants ».
Ce sont ces éléments que les théologiens discutent. Si l’Islam reconnaissait que les Israéliens d’aujourd’hui sont ces Bani Israël du Coran, alors aucune guerre sainte ne pourrait être livrée contre eux. Ce serait l’une des plus extraordinaires « révolutions théologiques » paisibles de tous les temps ! Le problème est que pour le moment, la grande majorité des Musulmans ne considère par les Bani Israël comme autres que les … Palestiniens. ( !)
o Point de vue politique :
Il semble que des situations géographiques différentes doivent être considérées pour que cette trêve ait le plus de chance de rester en place.
§ Bande de Gaza : pourquoi ne pas chercher des Gazaouis à l’étranger pour leur faire diriger leur pays, en l’ôtant des griffes du Hamas ? En tout cas, le droit à l’autodétermination des Gazaouis signifie pour Israel un arrêt absolu d’échanges de toute nature avec le territoire de la bande de Gaza. Ni personnel, ni biens, ni services, ni soins. Une clôture absolument étanche, aussi bien sous la terre que sur terre, que par mer que dans les airs. La situation ne devrait pouvoir changer que si une vraie paix était un jour négociée et internationalement reconnue.
§ Judée Samarie : statut quo absolu des implantations tant qu’une recherche de paix ne vient pas un jour (re)poser le problème des frontières, et recherche de compromis de gestion territoriaux dans l’esprit de certains des accords d’Oslo (administration des territoires A, B et C) avec de nouveaux acteurs locaux.
§ Jérusalem : aucun changement du statut actuel de Jérusalem tout le temps que durera cette trêve.
§ Liban / Syrie : mise en place d’un observatoire multipartite avec obligation de rapporter sans délai à la commission de surveillance ad hoc tout manquement ou tout agissement semblant si situer en dehors de l’esprit de la trêve.
o Point de vue social :
Les Occidentaux devraient faire en sorte de purger les manuels scolaires de la haine, du révisionnisme et du racisme aveugle dont ils sont remplis. Même si une paix n’est pas envisageable à court terme, rien n’interdit de tenter de l’établir pour les générations futures. Ce n’est pas en entrainant la haine par complaisance et/ou par négligence coupable que la paix pourra un jour faire figure de projet.
Israël devrait chercher à faire de ses minorités druzes, bédouines, arabes des alliés enthousiastes et engagés en protégeant mieux leur identité et leur identification potentielle à la Nation israélienne. Concrètement, cela signifie favoriser l’apprentissage de l’arabe et de l’hébreu ainsi que l’essentiel des concepts religieux et sociétaux des différents groupes (ou Nations) qui existent au sein de l’Etat d’Israël. Ne pas chercher à assimiler la Nation à laquelle ils appartiennent, mais les rendre fiers de leur appartenance à l’Etat d’Israël.
Je ne peux qu’espérer qu’Israël saura se doter d’un gouvernement davantage consensuel et rassembleur pour redevenir la Lumière des Nations (Or la Goyim) et opérer la Réparation du Monde (Tikoun Olam) auxquels elle aspire.
Et que nos otages reviennent de ce côté-ci du monde !
Après une carrière principalement faite dans des multinationales de l’industrie pharmaceutique, Pascal Grin a effectué son Alya en 2017 à Jérusalem. Président de l’association Negba, qui offre une seconde chance à des enfants défavorisés du sud d’Israël. Il est également guide touristique diplômé et conférencier en Israël,
Marié et père de 4 enfants.



