La culture en Israel est à l’instar de tout sujet se rapportant à ce pays, un domaine difficile à enfermer dans une catégorie unique.
Avec une population aux origines diverses et variées, des confins de l’Asie en passant par l’Orient, l’Afrique, L’Europe et les steppes russes, la culture israélienne est ataviquement complexe à saisir.
Elle reflète à la fois les luttes entre les diverses communautés venues s’établir en Israel, les influences externes apportées dans le sillage de leur propre identité; mais elle reflète également l’avancée de la société israélienne dans sa capacité d’intégration.
L’illustration emblématique de cette lutte pour l’intégration dans le panthéon culturel israélien fut la musique orientale Mizrahi. Dans les premières années du jeune État Hébreu, cette musique, principalement portée par des artistes marocains et yéménites, n’accède pas aux portes de la consécration nationale. Il est concevable de mesurer la surprise et l’incompréhension de Juifs européens face à des sonorités plus proches de celles des voisins de la région.
Or, il s’agit plus que jamais lors des premières années de l’État d’Israel de rechercher l’image d’une nation unie, d’un peuple se retrouvant sur sa terre ancestrale, à ses origines.
À ses origines certes, mais après un long périple au sein de cultures étrangères.
Le sujet de la culture devient donc un enjeu national car à travers son acceptation des différentes facettes de l’identité israélienne, se joue la capacité d’Israël à intégrer tous les éléments de la société. Et à définir une identité nationale non pas homogène mais composée d’une myriade de sous-groupes se reconnaissant tous autour du projet national.
Signe réjouissant, la culture orientale est installée et reconnue depuis.
Et chaque vague d’immigration apporte à la fois une nouvelle culture, une nouvelle approche et ajoute une nouvelle facette à la culture nationale.
De plus en plus d’artistes israéliens magnifient cette richesse provenant de la mixité, et de nombreux chanteurs allient dans leurs compositions influences ashkénazes, orientales, éthiopiennes….
Ce changement notable se retrouve également au niveau de la plus grande tolérance qui existe au sein de la scène musicale entre religieux et laïques.
Du côté de la francophonie, si la chanson française a toujours eu les faveurs du public israélien, les chanteurs francophones israéliens montent de plus en plus sur la scène israélienne. Il est ainsi de plus en plus fréquent d’entendre des paroles en français en allumant la radio israélienne.
Signe d’une intégration réussie?
Certains disent que l’intégration francophone la plus complète est celle musicale.
Peut-être une voie à explorer lors des discussions et débats visant à promouvoir l’intégration des francophones en Israel?




